OBO : le guide complet pour comprendre et réussir un Owner Buy Out

owner buy out

Dans le monde des affaires, l’Owner Buy Out (OBO) est une opération financière qui permet aux dirigeants d’une entreprise de racheter la majorité du capital. Cette méthode offre plusieurs avantages, tant pour les entrepreneurs que pour les investisseurs.

Grâce aux recherches de l’équipe Happymen, nous vous proposons un tour d’horizon complet sur l’OBO, son fonctionnement, ses avantages et inconvénients, ainsi que quelques conseils pour réussir cette opération.

Contexte et origine de l’OBO

L’OBO est apparu aux États-Unis dans les années 1980 et s’est rapidement développé en Europe. Il répond à une problématique courante : comment permettre à un dirigeant d’entreprise de céder une partie ou la totalité de sa société tout en gardant un contrôle sur celle-ci ? L’OBO a donc été conçu comme une solution pour concilier ces deux objectifs.

Fonctionnement de l’OBO

L’opération d’OBO repose généralement sur un levier financier, c’est-à-dire l’utilisation d’un emprunt bancaire pour financer en partie ou en totalité l’achat des actions de l’entreprise. Le montant emprunté dépend généralement de la valeur de l’entreprise et de la part du capital que le dirigeant souhaite céder.

Pour réaliser un OBO, le dirigeant doit créer une holding, c’est-à-dire une société dont l’objet principal est de détenir les titres d’autres entreprises. La holding sera ensuite utilisée pour acquérir les actions de l’entreprise et contracter l’emprunt nécessaire à cette acquisition.

Une fois l’OBO réalisé, le dirigeant devient majoritaire au sein de la holding, ce qui lui permet d’exercer un contrôle sur l’entreprise cédée. Il peut ainsi continuer à participer activement à la gestion de celle-ci, tout en bénéficiant des avantages liés à la cession.

Vous aimerez aussi :  Guide ultime pour organiser un séminaire réussi
owner buy out (1)

Les avantages et inconvénients de l’OBO

Avantages

  • Poursuite de l’activité : L’OBO permet au dirigeant de continuer à exercer son métier et à diriger l’entreprise, même après la cession.
  • Liquidité : Grâce à l’OBO, le dirigeant peut récupérer une partie ou la totalité du capital investi dans l’entreprise, sans perdre le contrôle de celle-ci.
  • Fiscalité : L’OBO offre également des avantages fiscaux, notamment en matière d’impôt sur le revenu et de droits de succession.
  • Transmission : L’OBO facilite la transmission de l’entreprise aux générations suivantes, en permettant au dirigeant de céder progressivement ses parts aux héritiers.

Inconvénients

  • Endettement : Le recours à l’emprunt bancaire pour financer l’OBO peut entraîner un endettement important de la holding, avec des conséquences sur sa solvabilité et sa capacité à investir.
  • Risques financiers : Les fluctuations du marché peuvent rendre l’opération d’OBO moins rentable que prévu, voire entraîner des pertes importantes pour le dirigeant.
  • Complexité : L’OBO est une opération complexe, qui nécessite souvent l’intervention de conseillers spécialisés (avocats, experts-comptables, etc.) pour être menée à bien.

Les critères pour réussir un OBO

Pour maximiser les chances de réussite d’un OBO, il est essentiel de prendre en compte plusieurs critères :

  1. Valeur de l’entreprise : Une entreprise dont la valeur est trop faible ou trop élevée par rapport au montant de l’emprunt envisagé risque de compromettre la rentabilité de l’opération.
  2. Capacité de remboursement : La holding doit disposer des ressources suffisantes pour assurer le remboursement de l’emprunt contracté dans le cadre de l’OBO.
  3. Solidité financière : L’endettement de la holding ne doit pas mettre en péril la trésorerie de l’entreprise ni affecter sa capacité à investir.
  4. Transmission : Si l’objectif de l’OBO est de transmettre l’entreprise à la génération suivante, il convient d’évaluer en amont les compétences et la motivation des héritiers.
Vous aimerez aussi :  Comment les entrepreneurs font-ils fortune? Une exploration du chemin vers la réussite
owner buy out (2)

Exemples d’OBO réussis et échoués

Il existe de nombreux exemples d’OBO ayant abouti à des succès retentissants, mais aussi à des déconvenues pour les dirigeants concernés. Voici quelques cas notables que nous avons préféré rendre anonymes :

OBO réussis

  • Entreprise A : Le fondateur de cette société spécialisée dans les services aux entreprises a réalisé un OBO en cédant 70% du capital à une holding, tout en conservant le contrôle opérationnel de la société. Grâce à cette opération, il a pu récupérer une partie importante de son investissement initial et assurer la transmission de l’entreprise à ses enfants.
  • Entreprise B : La dirigeante de cette entreprise de distribution a réalisé un OBO en vendant 60% du capital à une holding, qu’elle a ensuite rachetée progressivement au fil des années. L’OBO lui a permis de bénéficier d’une liquidité immédiate et de préparer sa succession en douceur.

OBO échoués

  • Entreprise C : Le dirigeant de cette entreprise industrielle a tenté un OBO, mais a sous-estimé la capacité de remboursement de la holding, qui s’est rapidement retrouvée en difficulté financière. En conséquence, le dirigeant a dû renoncer à son projet de transmission et céder l’entreprise à un concurrent.
  • Entreprise D : Le fondateur de cette société de services a réalisé un OBO en cédant 80% du capital à une holding, mais les fluctuations du marché ont rendu l’opération moins rentable que prévu. Malgré ses efforts pour redresser la situation, le dirigeant a finalement dû vendre ses parts à un fonds d’investissement.

Laisser un commentaire